D'ès
le 3e ou 2e siècle avant J.C., tandisque florissa ent
sur le littoral provençal, autour de Massalia. les comptoirs
fondés par les Grecs, le site d'Aix vit prospérer
la capitalepolitique et religieuse des populations autochtnes
salyennes.Adeux kilomètres au nord de la ville actuelle,
sur la colline d'Entremont, les archéologues dégagent
peu à peu cette ville. Le vestige le plus important de
lacivilisation prê romaine des Gaules.
La
conquête romaine entraina la chute de la capitale des
Salyens, en 123 avant J.C.Le proconsul vainqueur Caius
Sextius Calvinus établi, auprès des sources thermales,
la Ville des Eaux de Sextius, Aquae Sextiae, qui fut
le premier établissement des Romains dans les Gaules.
Peu après. en 102, une des plus dramatiques batailles
de l'antiquité, dans laquelle le général
Marius écrasa les Teutons déferlant sur l'empire,
illustra la colonie naissante, que parèrent bientôt
de superbes monuments : arènes, cirques, thermes, somptueuses
villas, dont les collections du Musée des BeauxArts,
voire les tranchées de fouilles archéologiques,
entre prises au nord de la ville nous livrent les vestiges.Evangélisée,
d'après la tradition, dès les premières
années de notre ère, Aix, qui aurait vu le passage
des amisde Jésus, avec Marie-Madeleine se rendant à
la Sainte-Baume, et qui fut le siège d'un archidiocèse
dès le 5e s iècle, eut comme capitale de la Seconde
Narbonnaise, un rôle politique éminent, que les
invasions barbares et sarrasines seulement amoindrient. Mais
un nouveau destin s'ouvrit seulement amoindrient. Mais un nouveau
destin s'ouvrit pour Aix avec l'établissement dans ses
murs, en 1112, de de Raymond Béranger, Comte de Barcelone
et de Provence. Ses successeurs, des dynasties aragonaise et
angevine, maintinrent ici la capitale du Comté indépendant.
Tous
les arts furent en honneurà la Cour de Provence. Souvent
poètes et artistes eux-mêmes. Ces princes attirèrent
à Aix une foule de ces troubadours dont les chanssons
amoureuses et les mâles sirventés donnèrent
une conscience spirituelle à l'Europe naissante et qui
furent les maîtres de Dante. Avec la célèbre
Jeanne de Naples, qui apparut à Aix, en 1348, dans la
grâce de ses vingt ans, le plus populaire des souverains
provençaux reste René d'Anjou, le roi poète,
enlumineur et jardinier, dit « Le Bon Roi René»
couronné à Saint-Sauveur en 1437, mort à
Aix en 1480. Il fit oeuvrer à so service le peintre Nicolas
Froment d'Uzès, dont le chef-d'oeuvre du Buisson Ardent,
commandé en 1475, se place au frontispice de l'histoire
picturale francaise.
La
mort du Roi René, consacrant l'Union de la Provence et
de la France (définitivement conclue en 1486, sous Char
les III) ouvrit une nouvelle ère pour Aix. Elle devint,
pour trois siècles encore, la capitale d'une province
demeurée en partie autonome, unie au royaume de France
nom comme un aaccessoire à un principal, disent les clauses
du traitée, mais comme un principal à un autre
pricipal, siège des Etats provenciaux, d'un Paelement,
d'une Cour des Comptes, d'un Gouverneur, d'un Intendant.
La
plupart des monuments qu'Aix a bien conservés (sauf le
Palais des Comtes, stupidement détruit en 1786), datent
de cette époque, que troublèrent pourtant le siège
de la ville par Charles Quint, en 1536, les guerres religieuses
et les désordres de la Fronde. Hôtels aristocratiques,
avenues, édifices publics composèrent le cadre
idéal d'une société proviciale briante,
adonnée aux arts autant qu'aux questions juridiques et
scientifiques, d'ont le Parlement et l'Université (fondée
dès 1413) perpétuaient le goût.
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